A la base, on parle de trouble alimentaire lorsque le comportement diffère significativement d’un point de vue quantitatif et/ou qualitatif, de celui habituellement rencontré chez des individus vivant dans le même environnement nutritionnel et socioculturel. Jusque là, on n’est pas très avancé :-).

Juste une précision, nous ne parlons pas ici d’une modification du comportement dûe à un autre problème de santé ou lié à certains traitements (cf. cancer…)

Cette perturbation a très souvent un retentissement négatif sur la santé physique (obésité, carences, dénutrition, problèmes cardiaques, …) ainsi que sur la santé psychologique de la personne (dépression, mauvaise estime de soi, obsessions, anxiété, …).

Ces troubles expriment en fait des soucis psychologiques très éloignés de la question alimentaire: mauvaise gestion des émotions, faible confiance en soi, anxiété de séparation, difficulté face au vide et l’ennui, peurs diverses, etc.

On peut donc déjà postuler à ce stade, que le comportement témoigne généralement d’une souffrance psychique et/ou d’une difficulté existentielle.

Toutes les personnes ayant un TCA ont, sans aucune exception, une difficulté avec la gestion des émotions.

Cette difficulté peut prendre différentes formes :

  • Une difficulté à les exprimer et les extérioriser,
  • une non autorisation à les exprimer,
  • une difficulté à les identifier, à les nommer (souvent à force de les refouler),
  • une peur de ses propres émotions: peur qu’elles nous explosent à la figure de façon incontrôlable, peur de s’y noyer.

A noter, qu’une gestion douloureuse des émotions peut ne pas se traduire par des troubles alimentaires mais plutôt par des somatisations diverses, des comportements inadaptés, un état dépressif, …
Une émotion, en particulier désagréable, qui n’a pas été exprimée ou reconnue peut faire, sur le long terme, beaucoup de dégâts. Elle va parler en nous de façon muette jusqu’à ce que nous nous sentions mal dans notre corps et dans notre tête.
Parfois à force d’enfuir, d’étouffer ce que l’on ressent, on ne sait même plus déterminer ce qu’il y a dans le package.

On se retrouve ainsi dans une équation où émotions, affects et alimentation sont étroitement liés.
L’aliment consommé peut ainsi remplacer le câlin qui console, la parole qui calme, une présence qui nous manque.
Soulignons également qu’il y a des troubles avec des formes caractéristiques typiques mais il y a aussi des formes atypiques (incomplètes ou modifiées).
Les TCA s’observent sous une forme ou sous l’inverse, d’un patient à l’autre et d’une phase à l’autre.

Enfin, autre élément clé que l’on retrouve à coup sûr : l’impossibilité de renoncer à la tentative de contrôler le poids et un sentiment de ne pas maîtriser le comportement (sentiment que c’est « plus fort que soi »).

Parmi les troubles les plus courants, on retrouve :

L’anorexie
La boulimie nerveuse
Le binge eating disorder (hyperphagie compulsive)
Le craving
Les grignotages
Le night eating syndrome (NES)
L’orthorexie
Le pica
Le mérycisme

Pas de panique 🙂 : ces différents troubles seront expliqués dans d’autres articles, promis !

Et vous ?
Qu’est-ce qui vous inquiète dans votre façon de manger, de vous comporter dans votre relation avec la nourriture ?

Florence
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