Utilisation de l’hypnose Ericksonienne dans le traitement des troubles du comportement alimentaire

« Adjoindre l’hypnose au traitement ; c’est gagner en efficacité et écourter la thérapie »
Arooz, (1980)

Parmi les différents outils qui existent sur le terrain, nous nous pencherons plus particulièrement ici sur l’hypnose de type Ericksonienne.
En effet l’hypnose s’avère un outil thérapeutique efficace dans différents problèmes et notamment dans le cadre des dépendances
Voyons donc plus en détail de quoi il s’agit !

Un postulat de base fondé sur une vision positive

Erickson, à la base de cette technique, postule qu’il existe en chaque individu des mécanismes guérisseurs dont on peut faciliter la mise en action. En stimulant la créativité du patient, celui-ci pourra développer de nouveaux comportements et trouver de nouvelles solutions.

Les principes de l’hypnose Ericksonienne ou nouvelle hypnose

  1. L’hypnose thérapeutique ou nouvelle hypnose prend nettement ses distances par rapport à l’ancienne hypnose qui s’appuyait sur l’autorité directive pour déclencher des comportements de soumission, d’obéissance à des injonctions. Elle n’utilise plus ni la fascination, ni la séduction et ne vise plus à « briser des résistances », ce que faisaient à coup sûr les hypnotiseurs de foire ou de music-hall.
  2. L’hypnose induit auprès du patient un état de conscience intermédiaire entre veille et sommeil : c’est un état de conscience modifié. Le patient garde le contrôle de ses actes et l’intégrité de son libre arbitre : l’hypnothérapeute Ericksonien n’impose rien.
  3. L’hypnothérapeute fera un usage important de la métaphore thérapeutique (histoires, contes, paraboles, images, images symboliques…) en partant de la représentation du monde du patient.

Le but est clairement d’amener la personne à s’ouvrir à des ressources et des potentialités non encore explorées jusque-là, qui lui permettront d’inventer et d’expérimenter de nouveaux comportements capables de soulager la tension et le tourment.

L’inconscient selon Milton Erickson

L’inconscient Ericksonien n’est pas tout à fait celui de Freud.
Alors que pour Freud, il représente les pulsions refoulées et primitives que le moi et le surmoi tentent de contrôler, Erickson, lui, donne à l’inconscient les caractéristiques suivantes :

  1. Sorte de réservoir à souvenirs, de mémoire générale.
    Par la même occasion il est le stock de tous nos apprentissages, de toutes nos connaissances, de toute les expériences vécues depuis la tendre enfance ;
  2. Lieu où le sujet peut trouver des solutions à ses difficultés et toutes les ressources nécessaires pour les surmonter. Ressources restées inexploitées jusque-là en raison d’apprentissages dysfonctionnels. L’inconscient devient alors un lieu de sagesse : il est notre moi profond et sage.
    Erickson avait une grande foi en l’être humain et en ses capacités d’apprentissage ; il était convaincu que chaque individu a tout en lui pour s’en sortir. Cette foi nous devons la retrouver chez tout thérapeute ;
  3. Il possède ses propres modalités de fonctionnement et prend en charge tous les comportements automatiques ;

Hypnose et TCA

Il semble opportun de dire que l’utilisation de l’outil hypnotique, en complément d’un courant thérapeutique, donne naissance à une méthode cliniquement intéressante dans le traitement des dépendances.
Personne ne niera plus de nos jours, l’interaction entre le mental et notre corps.
C’est-à-dire l’importance de la prise en charge de la composante psychique intra personnelle et relationnelle dans toute compulsion. L’expérience clinique semble confirmer l’efficacité de l’hypnose dans de nombreuses indications. Son intérêt parait plus particulièrement marqué quand il s’agit de dépasser des limitations acquises, de dépasser certains scénarios.
L’outil hypnotique, à la façon d’un antidote, peut nous libérer de ces associations négatives.

Dans le cadre des TCA, il peut être intéressant :

  1. pour soutenir la motivation ;
  2. pour diminuer l’anxiété et le stress ;
  3. pour une prise de conscience accrue à l’impact de nos pensées sur notre comportement ;
  4. pour l’utilisation de l’imagerie positive ;
  5. pour travailler la confiance en soi ;
  6. pour une meilleure gestion des émotions ;

Comme tout outil, l’hypnose a ses limites et ne peut se targuer de résoudre tous les problèmes.
Son efficacité va notamment dépendre du cadre thérapeutique dans laquelle elle s’insère, de la qualité du thérapeute et de la confiance du patient en la technique.

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