Quels sont les impacts de l’anorexie sur la santé de la personne qui en souffre ?

Dans cet article, j’évoquerai essentiellement les conséquences de ce trouble sur la santé physique. Les aspects psychologiques seront abordés ultérieurement.

Le corps est parfois surprenant par sa résistance, la personne souffrant d’anorexie peut parfois étonner son entourage par l’énergie qu’elle déploie : pour ses études, pour faire du sport, pour tenir.

Les dégâts sont pourtant là et s’installent de manière insidieuse. Dur à lire ou à entendre sans aucun doute et je comprends, mais faire la politique de l’autruche n’aidera pas à avancer. Le but n’est pas de faire peur mais d’aboutir à une prise de conscience que le corps est en souffrance et qu’il réclame de la douceur, de la bienveillance.

Soulignons d’abord les carences engendrées par une dénutrition extrême : le corps se met alors à fonctionner au ralenti afin de  garder ses forces pour l’essentiel.

La fonction cardiaque diminue, l’hypothermie (diminution de la température intérieure) s’installe, la constipation fait son apparition, la circulation ralentit en périphérie d’où parfois les extrémités violacées.

Les vertiges et une sensation intense d’épuisement se pointent pour ne plus repartir.

La perte de cheveux est souvent présente.

Si c’est une adolescente qui est touchée, les sécrétions hormonales s’arrêtent, la croissance s’interrompt, les règles se font absentes. La consolidation osseuse ne se fait pas correctement.

Des problèmes de tachycardie sont régulièrement constatés.

Dans le cas où la personne a recours à des conduites purgatives (vomissements volontaires, diurétiques, laxatifs, …), les conséquences se multiplient notamment au niveau du bilan sanguin :

  • Hypoglycémie (manque de sucre) : entraînant des malaises pouvant aller jusqu’à la perte de connaissance et une difficulté à faire fonctionner son cerveau.
  • Hyponatrémie (manque de sodium).

Souvent due au phénomène de potomanie : la personne boit des quantités d’eau impressionnantes dans le but « d’éliminer » d’une part et de peser plus sur la balance en cas de contrôle d’autre part.

  • Hypokaliémie (manque de potassium) entraînant un risque important d’arrêt cardiaque.
  • Insuffisance rénale.
  • Problèmes hépatiques (pancréas+ foie en paient les frais).

Si les vomissements sont réguliers, ceux-ci engendreront des séquelles au niveau de l’estomac (oesophagite, ulcères) et de l’email des dents.

Tout cela pour dire que si forcer la personne à manger beaucoup ne sert pas à grand chose, le suivi est indispensable ne fut-ce que par des prises de sang régulières.
Il est indispensable de surveiller les troubles ioniques (phosphore, potassium, glycémie, magnésium, sodium)… sans quoi la vie ne sera plus possible !

Bien-sûr la tendance de l’individu qui vit ce trouble sera le déni, mais il ne faut pas le croire sur parole lorsqu’il dit qu’il va bien…

Petite mise en garde néanmoins, ne pas sombrer dans les syndromes de renutrition : avoir tout d’un coup des apports importants ou rapides en graisses ou en sucre, en nourriture tout court d’ailleurs, est aussi potentiellement dangereux! La reprise alimentaire doit se faire graduellement.

Votre corps est précieux, vous avez besoin de lui pour vivre. Vous êtes plus important(e) que vous ne le croyez…
Donnez-vous la permission de prendre soin de vous, offrez-vous protection et respect…

Vous avez des questions ?
Vous avez envie de partager une situation de vie sur le sujet ?
Laissez un commentaire, j’y répondrai au mieux…

Florence,
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