Comment distinguer l’hyperphagie de la gourmandise ?

L’hyperphagie

Pour rappel, elle est caractérisée par le fait de consommer des grosses quantités de nourriture, en un temps relativement court et sans pouvoir se maîtriser.
La compulsion nous emporte dans sa vague puissante.
Pour une définition plus complète, n’hésitez pas à consulter notre article : L’hyperphagie, de quoi parle-t-on ?

Autre éléments importants : on mange sans sentir sa satiété et jusqu’à ce qu’on n’en puisse plus, jusqu’à ce que la paroi abdominale en devienne douloureuse.

Sur le plan psychologique, la personne en souffre considérablement et des sentiments de honte, de culpabilité jalonnent son quotidien. Comme pour la boulimie, on observera des périodes de restriction (régimes stricts, repas sautés,…) ce qui ne fera bien sûr qu’accentuer le problème : Au plus on est strict, au plus on court le risque d’avoir une période incontrôlable par la suite.

Si le lien avec les émotions est assez évident (la nourriture venant colmater toute surcharge émotionnelle), d’autres associations peuvent se créer : ainsi une heure, un lieu, le fait d’être seul, peuvent aussi enclencher le processus de manière routinière et irrépressible.

Pour parler d’hyperphagie, le trouble doit se manifester de façon régulière (au moins une fois par semaine) et durer depuis un certain temps (au moins 3 mois)

Le poids en prend automatiquement un coup et l’estime de soi est souvent fragile.

Pour s’en sortir, un suivi pluridisciplinaire sera bienvenu : diététicien, nutritionniste, coach sportif, psychothérapeute….Le processus de guérison peut prendre un certain temps et ne pourra fonctionner qu’en bannissant du vocabulaire le mot régime.

La gourmandise ou l’hédonisme

 

Dans ce cadre là, même si l’envie est forte, le contrôle est toujours possible. On est dans la notion de désir intense pas de compulsion ravageuse.

Le gourmand aime le plaisir des sens là où dans l’hyperphagie on goûte à peine ce que l’on ingurgite.

Qui dit hédonisme dit rarement culpabilité : manger est un réel plaisir en tant que tel et ne vient pas compenser autre chose. On savoure ce qu’on mange, on l’assume, on ne s’en cache pas.
La gourmandise est plus ponctuelle, plus jouissive et n’entraîne pas systématiquement un problème de poids puisqu’on n’est pas hors contrôle.

Les périodes de restriction pure sont rarement existantes ; bien sûr on n’aime pas nécessairement prendre du poids et on peut parfois « faire attention » mais on ne vit pas dans les extrêmes.

A part qu’elle préfèrera garder la ligne, la personne succombant à la tentation d’un délicieux met, ne souffre pas : elle aura plutôt tendance à en rire elle-même voire à être fière de son étiquette de bonne vivante se délectant des plaisirs de la vie. Elle y verra une gratification plutôt qu’un acte honteux.

Parfois, le fait de manger beaucoup (gourmand ne voulant pas dire gourmet 🙂 ) se manifeste surtout dans le cadre festif, dans un cadre convivial et pas en dehors. C’est alors l’euphorie du moment partagé qui suscite l’excès de bonne chair.

Comme on le voit, gourmandise et hyperphagie ne constituent pas le même combat et ne sont pas à confondre. Là où le premier jouit, le deuxième souffre en silence.

Des doutes ? Des commentaires ? N’hésitez pas, la parole est à vous 🙂

Florence,
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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