Quelle attitude adopter face à un être aimé souffrant d’anorexie/boulimie ? Volet 2 : À privilégier

Après avoir vu dans notre article précédent ce qu’il était souhaitable d’éviter, nous allons voir cette fois ce qu’il est préférable d’adopter 🙂
Nous l’avons exprimé, vivre avec une personne souffrant d’anorexie/boulimie est aussi très difficile : les tensions peuvent être nombreuses, les repas deviennent des moments finalement redoutés, souvent on se sent coupable.
On se retrouve ainsi impuissant face à la toute puissance du trouble.

Alors que faire ?

Certains de ces conseils cités ci-dessous peuvent vous paraître très durs.
Pourtant vous savez que vous avez déjà essayé une large gamme d’attitudes différentes et ce sans succès.
Aussi difficiles que soient ces conseils, autorisez-vous à les tester.
Il ne s’agit pas d’abandonner l’être aimé en souffrance mais de recharger votre énergie pour pouvoir donner mieux et différemment.
C’est la raison essentielle pour laquelle vous devez absolument prendre le temps de décoller de la situation et de prendre soin de vous sans culpabiliser.

Vivre aussi pour soi

Si vous avez du mal à vous en donner la permission ou si vous êtes dépassé(e) par la maladie, n’hésitez pas à avoir recours à un professionnel qui pourra vous aider à mieux comprendre les recoins du symptôme et à reprendre votre vie en mains.
Vos propres besoins sont précieux, surtout ne les laissez pas s’étouffer.
Songez à vous faire plaisir même si cela vous semble futile.
Re-listez toutes ces petites choses qui vous font du bien, qui vous procurent de la joie… Ou en tout cas, toutes celles qui vous procuraient du bien-être avant d’être happé(e) par la maladie de votre proche. Une fois cette liste établie, programmez ces moments de détente dans votre agenda.
Comme je l’ai signalé dans le précédent article Quelle attitude adopter face à un être aimé souffrant d’anorexie/boulimie ? Volet 1 : À éviter la personne souffrant de TCA a besoin de sentir un peu de légèreté autour d’elle. Vos angoisses ne seront pas porteuses d’améliorations. Par contre, prendre soin de vous et montrer qu’on peut prendre plaisir à la vie seront beaucoup plus constructifs.
Si c’est votre enfant qui est en souffrance, veillez à préserver des moments à deux avec votre partenaire… Des moments où vous êtes en dehors de ce climat douloureux et où vous ne parlez pas de la maladie.

Que faire lorsque l’autre refuse de manger ou est en pleine compulsion alimentaire ?

La personne en crise boulimique ou en refus de s’alimenter ne vous entend plus, elle est dans une sorte de transe qu’il faudra malheureusement laisser passer.
Laissez-là faire, aussi pénible que cela paraisse, vous ne pouvez réellement pas endiguer la vague.
Prenez l’air, dites qu’elle peut vous appeler si elle a besoin mais quittez la pièce et faites autre chose. Si vous êtes au cours d’un repas, centrez-vous sur votre propre plat et sur les saveurs agréables de ce que vous mangez.

Suggérer une démarche thérapeutique

Proposez, facilitez la démarche… Mais ne la forcez pas (pour autant que la survie ne soit pas en cause), cela ne ferait que mettre des barricades supplémentaires chez la personne concernée.

Accueillir ses émotions

Il est normal que vous soyez tantôt triste, tantôt fâché(e) ou découragé(e) : accueillez vos émotions avec bienveillance, évitez juste de le faire devant la personne souffrant du trouble alimentaire.
Parlez de choses plus légères et restez un peu à l’écart de la maladie. Bien sûr on peut écouter et en parler mais veillez à ce que cela ne prenne pas toute la place dans vos conversations, partagez d’autres choses, évoquez d’autres sujets propres à la vie.
Il ne s’agit pas pour autant de faire le clown ou dans rajouter 10 couches mais de montrer que l’existence est aussi faite de bons moments.

Dire que vous l’aimez

Avec ou sans ses rondeurs… Et que bien sûr vous préfèreriez qu’elle soit bien… mais que vous respectez ses choix malgré ce désir profond de la voir mieux.

Après une crise de boulimie

Vous avez le droit de revendiquer certains principes comme le fait de tout ranger ou de nettoyer les toilettes après les vomissements. Être mal dans sa peau ne signifie par pour autant que les règles de savoir vivre en communauté doivent être exemptées.
Vous avez droit d’exprimer vos limites et ce avec bienveillance et sans reproche.

En cas d’agressivité

En cas d’agressivité
Vous avez le droit de dire que vous avez le sentiment de ne pas mériter cette violence tout comme vous avez le droit d’exprimer que là, c’est inacceptable pour vous.
À une condition évidemment, qui est de ne pas entrer vous-même dans l’agressivité et la violence 😉 !
Restez aligné(e) et ferme, évitez d’entrer dans le débat.
Bref pour votre propre santé, veillez à ne pas tout avaler sans rien dire tout en évitant la surenchère.
Fondamentalement, ce n’est pas spécialement après vous qu’elle en a mais après « la vie et le monde ».
Si la personne a mal interprété vos propos et s’est sentie agressée : dites simplement que ce n’était pas votre intention sans entrer dans de grandes justifications.

En conclusion

Soyez patient(e) et songez à vous ! Démontrez que la vie vaut la peine d’être vécue plutôt que de sombrer vous-même avec votre proche. Personne n’y serait gagnant !

Des questions, des commentaires…
La parole vous est donnée.
Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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