« Il suffit que je regarde un biscuit pour prendre un kilo! »… ou pourquoi certain(e)s semblent prendre plus vite que d’autres à calories égales…

Certaines personnes en surpoids sont de petits mangeurs alors que d’autres semblent pouvoir tout manger allègrement sans prendre un gramme !

Comment interpréter ce phénomène qui paraît si injuste aux yeux de certains ?

Soyons clairs, il n’y a bien sûr pas de réponse unique mais tentons malgré tout quelques pistes.

De toute évidence un simple calcul des entrées et des sorties ne suffit pas à expliquer le phénomène.

Un métabolisme affaibli ?

  • Il semblerait effectivement que certaines personnes ont un métabolisme qui fonctionnerait « au ralenti » et ce de façon constitutionnelle, génétique.

Mais il existe d’autres raisons qui pourraient expliquer ce ralentissement :

  • Une vie au ralenti : si la personne se sent complètement apathique, sans élan, qu’elle a toujours froid, qu’elle a tendance à bouger le moins possible…le métabolisme est alors un peu une mise en image d’un état d’être plus général (tout problème de santé ayant été éliminé).
  • Une thyroïde à surveiller, en hypo, elle peut expliquer un état d’abattement et une prise de poids plus rapide.
  • L’abus de régimes ou de périodes de restrictions : alerté par des manques répétés, l’organisme se met en état d’alerte, apprend à se mettre en mode « économique » en réduisant ses besoins et par la même occasion il joue les écureuils en stockant le moindre aliment ingéré.
  • Des régimes de type « protéinés » : qui ont bien fait fondre…les muscles…bien plus que la graisse. Or c’est justement notre masse musculaire qui fait fonctionner notre métabolisme à plein rendement ; en déperdition, il se permet de consommer moins.
  • Une activité physique proche du niveau zéro, non pas par paresse mais souvent en raison de l’inconfort que ce type d’activité génère : essoufflement, transpiration, cœur qui part en cavale. Un sentiment de gêne voire de honte pour certains pourrait aussi expliquer cette tendance à laisser le sport de côté.

Le stress, la culpabilité, le manque de sommeil

Oui vous lisez bien : stress et manque de sommeil ont tendance à produire un excès de cortisol dans l’organisme. Or cette substance va jouer les troubles fêtes dans le bon fonctionnement du métabolisme

Et pour ce qui est de la culpabilité, il s’agit là d’un point essentiel, crucial.
Imaginons deux personnes en train de manger une barre de chocolat :

  • La première la savoure pleinement, s’en délecte sans la moindre culpabilité…elle va alors sécréter de bonnes endorphines.
  • L’autre est tiraillée, se dit qu’elle ne devrait pas la manger, que c’est pas bon pour sa ligne, la mange en vitesse et s’en veut particulièrement après se traitant de nulle et d’incapable…Elle va alors sécréter en dose massive d’hormones du stress dont du cortisol…Et voilà le brin qui est mis dans le métabolisme qui va dès lors moins bien fonctionner.

Moralité : Ou vous craquez ou pas… mais dans les deux cas cela doit être avec plaisir !
Rester sur sa faim, se sentir frustré(e), énervé(e) n’est pas non plus la meilleure formule pour votre métabolisme.
Se priver entraîne un état d’apathie, d’irritabilité, d’anxiété, de déprime peu profitable à une bonne régulation de notre organisme.

Des perceptions erronées :

  • Le fait de ne pas tenir compte de ses sensations de faim et de satiété peut avoir pour résultat un excès de nourriture par rapport au besoin réel de l’organisme.

Nous sommes dans une société fortement conditionnée par des heures « pour manger » tant et si bien qu’on s’installe souvent à table parce que c’est l’heure et pas nécessairement parce qu’on a faim. De la même façon, on termine son repas lorsqu’il n’y a plus rien dans l’assiette et pas parce qu’on se sent rassasié(e).

  • Une mauvaise perception de la valeur énergétique des aliments : on peut avoir un minuscule gâteau…mais qui est très calorique. Certains aliments mangés en grande quantité seront moins caloriques qu’une petite pâtisserie. Il y a donc confusion entre la quantité ingérée qui semble ridicule et la valeur calorique de l’aliment.
  • Une non conscience des quantités ingurgitées : on pioche durant la préparation du repas, on grignote un truc par ci par là…et on oublie… Le total peut ainsi être plus conséquent qu’on ne l’avait estimé. Le fait de manger en faisant autre chose, de façon automatique diminue aussi la conscience de ce que l’on mange vraiment. Courir d’un coin à l’autre sans se poser va de la même manière favoriser l’amnésie des aliments réellement consommés.
  • Se ruer sur les produits lights…et in fine en manger plus sans trop s’en rendre compte. Ce qui au total reviendra au même. Ou encore manger quelque chose de light, en être frustré(e) et quand même se jeter sur ce dont on avait envie au départ : deux prises pour le prix d’une ;-). Si vous avez vraiment envie de quelque chose : autorisez-vous une part, dégustez-là lentement et avec plaisir, vous aurez moins de risque de la stocker.

Conclusion :

Bien sûr la génétique nous a parfois jeté un sort moins favorable mais pas que…
Parfois il est bon d’observer de plus près, sans jugement et sans critique, ce qu’on mange. D’avoir plus conscience de nos gestes, de nos automatismes afin de pouvoir rectifier certaines perceptions trompeuses.
Mais surtout souvenez-vous qu’à calories égales, quelque chose de mangé avec plaisir et délectation a beaucoup moins de chance de s’accumuler que si cette même chose est ingurgitée dans le stress et la flagellation…
Retrouvez donc cette notion de plaisir et mangez en vous posant tranquillement 🙂
Vous pouvez le faire ! Bien-être garanti 😉

Florence
Pour potentialiser votre bien-être et vous aider à devenir la meilleure version de vous-même !

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